Pilleurs de banques, mafiosi de la prohibition et tueurs en série sont les héros du nouveau "Museum of Crime and Punishment" à Washington, un musée qui mise sur la fascination américaine pour ses gangsters tout en vantant les mérites du châtiment.
"Dans la plupart des musées, vous marchez, vous lisez, vous marchez et vous lisez, a fait valoir le propriétaire du musée, John Morgan. Ici, vous marchez, vous lisez et vous faites, vous faites et vous faites. Je crois que c’est ce qui nous distinguera des autres attractions."
Le musée, inauguré vendredi, sera aussi l’hôte permanent du studio d’enregistrement d’une des premières émissions de télé-réalité de la télévision américaine "American Most Wanted", qui joue les chasseurs de prime. John Walsh, vedette de l’émission qui a passé sa vie à traquer les fugitifs après la mort de son fils de six ans enlevé il y a 27 ans, est fier du musée qu’il a co-fondé : "nous ne montrons pas seulement les infâmes mauvais garçons mais aussi les héros des forces de l’ordre", affirme-t-il.
Sur trois étages, le musée, qui espère plus de 600.000 entrées la première année, accueille le visiteur avec la Ford 1903 rouge du plus célèbre braqueur de banques John Dillinger, mais aussi les mafiosis de la prohibition (la cellule « délirante » d’Al Capone ) ,tueurs en série, héros tragiques comme Bonnie et Clyde (la voiture véhicule criblé de balles tirée du film avec Warren Beatty and Faye Dunaway), des journaux de l’époque retracent les grandes affaires qui ont bouleversé l’Amérique … mais aussi anonymes de la Police : un étage entier est consacré aux forces de l’ordre, présentant "les outils" des policiers : des diverses matraques aux tasers, ces pistolets paralysant.
Le musée du crime mise sur plusieurs activités interactives pour attirer les visiteurs : des jeux questions-réponses sur les ennemis publics numéro 1, un stand de tir au laser, des simulateurs de conduite de voitures de police.
Mais aux Etats-Unis, où 42 condamnés ont été exécutés l’année dernière, un musée sur le crime et le châtiment ne peut passer la peine capitale sous silence. Et de montrer une vraie chaise électrique et le casque du condamné conçu de cuir et d’éponge pour bien conduire le courant, une table d’injection mortelle et une chambre à gaz reconstituée.
L’horreur sous couvert de bonne conscience : typiquement "étasunien" !
Et si vous pensez que vous n’en avez pas assez, juste à coté, allez voir le National Law Enforcement Museum …
Coups de coeur







