Actuellement ce lycée peut être visité : en 1980, cette prison fut transformée en un musée. Il contient, outre les restes quasi complets des bâtiments de torture et d’emprisonnement, de nombreux objets de torture et de très intéressantes archives.
La prison de Tuol Sleng est un exemple effrayant de l’horreur quotidienne perpetrée par Pol Pot et ses complices (30 mars 2009 : ouverture du premier procès international de la dictature communiste de Pol Pot).
« La prison est assez dure à visiter car il s’agit d’un lycée, laissé tel quel depuis la libération de la ville. Peu de documents vraiment durs, peu de scènes violentes, mais c’est la simplicité du lieu qui créé le recueillement. » source simaosavait.com
La prison est restée en l’état, terrifiante de simplicité, avec ses lits rouillés posés au milieu d’une salle, et ses minuscules cages construites à la" va vite". Avant d’être placés en cellule, les prisonniers étaient photographiés. Les murs du musée sont recouverts de ces photos. On peut aussi y lire les règles qui régissaient la prison.
Les cellules étaient de taille variable, les plus petites d’environ 1,5m² contenant 3 personnes, parfois plus. Pour certains prisonniers, les gardiens avaient écrit des instructions sur l’intérieur des portes, qui prescrivaient un conseil à respecter pour le détenu. Dans le film S21, l’une de ces instructions est traduite.
Les anciennes classes plus petites, situées dans un bâtiment séparé (bâtiment B), et possédant des fenêtres à barreaux métalliques, servaient de salles de torture individuelles. afin qu’ils avouent.... des fautes qu’ils n’avaient pas commises. La cour de récré... maintenant cimetière des victimes ; les boîtes de cartouches servaient de toilettes ; les baignoires de bac de torture etc...
Sur les 16 à 20 000 prisonniers de Tuol Sleng, personne ne s’est échappé. À la libération du camp, il y avait sept survivants.
Il est aussi possible de visiter le site d’extermination de Choeung Ek, dénommé Killing Fields, lié à la prison et situé à quelques kilomètres dans les champs.
A voir les films « S21, la machine de mort Khmère rouge » de Rithy Panh (2004) et bien sûr l’Autobiographie de Hout Bophana de Rithy Panh dont le film est diffusé au musée.
A noter que le Musée est inscrit depuis 2008 sur la liste des propositions de nomination au Patrimoine de l’Humanité (Unesco).
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