On trouverait trois fois plus de parisiens sous terre qu’en surface.
Depuis sa fondation, la ville de Paris a utilisé son sous-sol pour édifier ses monuments et bâtir ses infrastructures. De l’époque romaine au Moyen Age, des carrières à ciel ouvert alimentaient les chantiers avant que ces dernières deviennent souterraines avec l’expansion de la ville. Paris compte ainsi 300 kilomètres de galeries et les catacombes n’en représentent qu’une petite partie.
En 1785, les cimetières parisiens débordent et croulent sous les os (…) et dans certains endroits le niveau du sol s’est élevé de deux mètres ! Les entrailles de Paris – précisément les carrières de Tombe-Issoire - se comblent des ossements des cimetières asphyxiés de 1785 à 1814. C’est alors que l’Inspecteur Général des Carrières Héricart de Thury propose l’organisation artistique de l’ensemble. Les murs d’os et les rangées courbées de crânes sont nés ! Mais rendez vous compte que ce que l’arrangement méticuleux que vous avez devant vous n’est que la façade qui cache une foret d’os profonde de trente mètres…
“Arrête ! C’est ici l’empire de la mort !” Ainsi commence la visite.
Des générations de passionnés ont arpenté les lieux et ont perpétué les légendes nées des catacombes. Des visites sont aujourd’hui organisées par le musée Carnavalet pour tous les curieux.
Coups de coeur







