“Le long de la voie ferrée, la cloche ne sonne plus. Les wagons de minerais reposent éparpillés parmi les ferrailles et de vieilles locos nous accueillent immobiles dans le vent. Ville fantôme, les ombres des mineurs planent sur Pulacayo.
Où est la vie de 1900 ? Le sifflet du matin, départ pour le Chili. Et le piano dansant, talons sur les planchers. Le trrrrrrr du cinéma, la bobine noire et blanche. Disparus. Le cœur s’est arrêté.
Visiter la ville et dans le silence faire avancer le train. Ouvrir les portes closes de la rue du Commerce, entendre les poids sur les plateaux d’argent, le bonjour élégant d’un homme chapeauté. Courir sous la sirène de midi, deuxième voyage du minerai (...). ”
(Christelle Minier Jordan, kipya.free.fr, 02/2002)
L’histoire de Pulacayo est un chapitre important dans l’exploitation bolivienne. Elle a en effet compté plus de 10.000 habitants. Au 19ème Siècle, Pulacayo est la mine d’argent la plus importante du pays. Pulacayo était également le centre de grandes conquêtes de travail d’exploitation (la thèse de Pulacayo) et au début du 20ème siècle la ville etait dotée d’équipements technologiques et culturelles digne d’une ville européenne (fileuses anglaises derniers cris, cinéma, bowling ...).
Aujourd’hui, la ville compte 1620 habitants actuellement, dont 753 hommes et 867 femmes. La grande majorité travaille dans l’exploitation coopérative.
La première voie ferrée bolivienne va être inaugurée en 1890 pour acheminer les minerais vers la côte pacifique et le port d’Antofagosta. On raconte même que l’un de ces trains fut attaqué par Butch Cassidy !
D’ailleurs la ville a conservé quelques locomotives ici et là qui rendent encore plus mystérieuse l’atmosphère qui règne dans les rues. => Visiter le CIMETIERE DE LOCOMOTIVES ET TRAINS ANCIENS
On peut trouver des guides qui vous feront visiter la ville, le cimetière des vieilles locos !, les fileries et manufactures, les mines, et surtout vous conter l’histoire incroyable de Pulacayo !
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